Vulnérabilité maternelle en pré et postpartum : comprendre, repérer, accompagner

Vulnérabilité maternelle en pré et postpartum : comprendre, repérer, accompagner


 

Vulnérabilité maternelle en pré et postpartum : comprendre, repérer, accompagner

Entretien avec une psychologue clinicienne spécialisée en périnatalité

Un sujet encore trop tabou, pourtant central en périnatalité

La vulnérabilité maternelle en pré et postpartum reste un sujet peu abordé, parfois minimisé, alors même qu’il concerne un grand nombre de femmes – et de familles – autour de la naissance. C’est autour de cette thématique essentielle que s’articule cet entretien, mené dans une démarche de sensibilisation et de transmission auprès des professionnels de santé.

Je suis Harmony Csopaki, orthophoniste et cofondatrice de Calipeton Formations, un organisme dédié à la formation en périnatalité à destination des professionnels de santé. Aujourd’hui, j’ai l’honneur d’interviewer une collègue avec qui je travaille étroitement, psychologue clinicienne au sein d’un centre hospitalier, afin d’éclairer les notions de vulnérabilité émotionnelle, de baby blues et de dépression du postpartum.

Présentation de l’intervenante : une expertise clinique au cœur de la périnatalité

Psychologue clinicienne depuis 2004, mon interlocutrice exerce au centre hospitalier de Vannes, sur le pôle femme-mère-enfant. Son parcours est fortement ancré dans la psychopathologie clinique, avec un intérêt particulier pour la petite enfance. Après avoir amorcé une thèse dans ce champ, elle a été recrutée en maternité et en néonatologie, secteurs dans lesquels elle travaille depuis près de vingt ans.

Son activité s’est progressivement élargie à d’autres services sensibles :

  • grossesse pathologique,
  • génétique et onco-génétique,
  • urgences gynécologiques,
  • parcours de procréation médicalement assistée (PMA).

Très sensibilisée aux enjeux de la dépression du postpartum, elle accompagne au quotidien des femmes, des couples et des familles confrontés à des situations de grande vulnérabilité psychique autour de la naissance.

Vulnérabilité éotionnelle en périnatalité : de quoi parle-t-on exactement ?

Avant de distinguer le baby blues de la dépression du postpartum, il est essentiel de poser le cadre plus large de la vulnérabilité émotionnelle en périnatalité. Cette vulnérabilité n’est ni pathologique en soi, ni exceptionnelle : elle concerne, à des degrés variables, la majorité des femmes autour de la naissance.

La période périnatale est marquée par de profonds bouleversements :

  • changements hormonaux,
  • transformations corporelles,
  • remaniements identitaires majeurs.

Devenir mère implique de quitter une position – celle de fille, de femme sans enfant – pour en investir une nouvelle. Ces transformations psychiques rappellent, par certains aspects, les remaniements vécus à l’adolescence. Le corps change, doit être réinvesti, parfois réapproprié, et ces modifications peuvent générer une forme de désorientation émotionnelle.

C’est dans ce contexte que peut émerger une fragilité psychique, aussi bien en période anténatale qu’en postpartum.

Anténatal et postpartum : une continuité… mais pas une fatalité

Une question revient fréquemment dans la pratique clinique :

Les difficultés repérées pendant la grossesse annoncent-elles systématiquement des difficultés en postpartum ?

La réponse est nuancée. S’il existe des facteurs de vulnérabilité psychique bien identifiés, leur présence n’implique pas automatiquement l’apparition d’une dépression du postpartum. La vigilance reste néanmoins essentielle.

Parmi les principaux facteurs de vulnérabilité, on retrouve notamment :

  • les parcours d’infertilité et de PMA, souvent jalonnés de deuils successifs et d’attentes prolongées,
  • les facteurs psychosociaux : isolement, précarité, manque de soutien,
  • les parcours d’addiction, nécessitant des ajustements thérapeutiques avant, pendant et après la grossesse,
  • les antécédents de troubles psychiques, en particulier dépressifs.

Certaines femmes ont dû interrompre leur traitement pendant la grossesse, ce qui impose une vigilance accrue en postpartum. La fatigue, les variations hormonales et la question de la reprise thérapeutique – parfois en tension avec le désir d’allaiter – peuvent majorer la fragilité psychique.

À l’inverse, il est aussi observé que certaines patientes présentant un syndrome dépressif en anténatal mobilisent, en postpartum, des ressources psychiques inattendues. La vulnérabilité n’est donc ni linéaire, ni prédictive de manière systématique.

Mieux se connaître pour mieux demander de l’aide

Un point essentiel ressort de cet échange :

plus une personne se connaît, plus elle est en capacité d’identifier ses fragilités et de solliciter de l’aide.

Aujourd’hui, les ressources d’accompagnement en périnatalité sont plus nombreuses et mieux structurées qu’auparavant. Dans le cadre hospitalier, lorsque des vulnérabilités sont repérées – par les sages-femmes, les médecins ou à la demande des patientes – un accompagnement psychologique peut être proposé dès le séjour en maternité.

Les professionnels déposent leurs coordonnées, facilitant ainsi un recours ultérieur si le besoin émerge après la sortie. Un travail peut également être engagé en anténatal, lorsque les fragilités sont identifiées en amont.

Parmi les ressources existantes :

  • les psychologues hospitaliers,
  • les réseaux périnataux (comme Périnat),
  • l’hospitalisation à domicile (HAD), en anténatal comme en postpartum,
  • la PMI, qui constitue un relais précieux pour les familles.

Ces dispositifs, encore relativement récents, sont décrits comme particulièrement étayants et soutenants pour les parents.

L’articulation ville–hôpital : une question clé pour le repérage

Lorsqu’une sage-femme libérale repère une situation de fragilité chez une patiente non suivie à l’hôpital, l’orientation se fait généralement via l’établissement dans lequel la patiente est inscrite pour son suivi de grossesse ou son accouchement. La plupart des structures disposent aujourd’hui d’un psychologue, que ce soit à l’hôpital ou en clinique, permettant ainsi un accompagnement adapté et coordonné.

Accompagner les parcours de fertilité et de PMA

L’accompagnement psychologique dans les parcours de fertilité n’est pas encore systématique hors des centres PMA. À Vannes, l’hôpital n’étant pas centre PMA, les interventions se font principalement lorsque des fragilités psychiques sont repérées par les médecins ou lorsque le couple est suivi parallèlement à distance d’un centre PMA.

Dans ces situations, l’accompagnement concerne à la fois la patiente et le couple, tant ces parcours peuvent être éprouvants émotionnellement, physiquement et psychiquement.

Et les pères ? Vers une reconnaissance de la vulnérabilité paternelle

Si la vulnérabilité maternelle est au cœur des préoccupations, la vulnérabilité paternelle commence également à être davantage reconnue. De plus en plus de pères sollicitent un accompagnement psychologique.

Longtemps, les normes sociales ont empêché les hommes d’exprimer leur souffrance :

“Un père doit être fort, ne pas pleurer.”

Or, beaucoup de pères se sentent impuissants face à la souffrance physique et psychique de leur conjointe, notamment autour de l’accouchement ou en postpartum. À cela s’ajoutent des inquiétudes d’ordre social, financier et organisationnel, différentes de celles des mères mais tout aussi légitimes.

Offrir aux pères un espace de parole, c’est aussi leur permettre de réfléchir à leur place dans la parentalité, dans la relation à leur bébé et au sein du couple. Une dimension encore insuffisamment explorée, mais essentielle, et qui mérite d’être davantage soutenue par les professionnels de santé.

Donner une place au père dès les premiers soins

En néonatologie, lorsque la mère est encore au bloc opératoire ou engagée dans des soins médicaux, les équipes sollicitent de plus en plus le père. Le peau à peau avec le papa est alors proposé, notamment lorsque le bébé est hospitalisé en néonat. Cette pratique, aujourd’hui mieux intégrée, permet au père de prendre une place concrète et active dès les premiers instants de vie de son enfant.

Cette évolution traduit une volonté claire des équipes de soins : reconnaître pleinement le rôle du père dans la parentalité. Donner cette place, c’est aussi soutenir le lien d’attachement et renforcer la confiance parentale dans un contexte souvent chargé émotionnellement.

Cette réflexion fait naturellement écho aux entretiens prénataux précoces (EPP). L’implication du père y est fondamentale. Ces temps d’échange devraient, idéalement, comporter des questions qui leur sont spécifiquement adressées, portant sur leurs ressentis, leurs émotions, leurs inquiétudes. Lorsque le père est présent, les sages-femmes sont aujourd’hui de plus en plus attentives à le solliciter, même si beaucoup de chemin reste encore à parcourir pour que cette place soit pleinement reconnue et systématisée.

Baby blues ou dépression du postpartum : quels repères pour les professionnels ?

Pour les professionnels de santé, en particulier en libéral, la question du repérage des signaux d’alerte est centrale. Il est essentiel de bien différencier le baby blues d’un début de dépression du postpartum, notamment en termes d’intensité et de durée des symptômes.

Autour de la naissance, les fragilités émotionnelles sont fréquentes et normales. Les pleurs sont souvent présents, non pas uniquement liés à la tristesse, mais à un débordement émotionnel intense. La fatigue extrême, le manque de sommeil, les douleurs physiques liées à l’accouchement, la chute hormonale : tous ces facteurs contribuent à une grande vulnérabilité émotionnelle.

Pleurer, se sentir dépassée, fatiguée ou découragée fait partie de cette période de transition. Pourtant, la société véhicule encore l’idée que donner naissance devrait être uniquement synonyme de bonheur. Les messages de félicitations et les injonctions à être heureuse laissent peu de place à l’expression de la détresse ou de la tristesse.

Dans les entretiens, il est fondamental de normaliser ces émotions, d’autoriser les mères à les exprimer sans culpabilité. Leur rappeler qu’elles ont le droit de pleurer et que cela ne fait pas d’elles de “mauvaises mères” est un soutien en soi.

Quand faut-il s’inquiéter ? Les signaux d’alerte à ne pas banaliser

Si ces manifestations émotionnelles persistent et s’intensifient, certains signes doivent alerter les professionnels comme l’entourage. Parmi eux :

  • des pleurs persistants sur plusieurs jours,
  • une aboulie (perte d’élan vital, difficulté à se lever ou à agir),
  • une anhédonie (perte de plaisir),
  • des troubles du sommeil ou de l’alimentation,
  • un désintérêt progressif pour le bébé,un sentiment de ne plus être en lien avec lui,
  • de ne plus savoir répondre à ses besoins.

Lorsque ces signes deviennent envahissants et altèrent le quotidien, il ne s’agit plus d’un baby blues. Une prise en charge devient alors nécessaire, avec un accompagnement adapté.

Un accompagnement global et un travail en réseau

L’accompagnement ne se limite pas au soutien psychologique. En fonction des situations, d’autres aides peuvent être mobilisées afin de soulager le quotidien et réduire la charge mentale et physique des parents.

Il peut s’agir par exemple de la mise en place d’une TISF (Technicienne de l’Intervention Sociale et Familiale), qui intervient au domicile pour aider dans les tâches quotidiennes, l’organisation familiale et le soutien à la parentalité. La PMI constitue également une ressource essentielle.

Dans certaines situations, notamment lorsque les parents se sentent fragilisés dans le lien avec leur bébé ou doutent de leur capacité à répondre à ses besoins, l’orientation vers une Unité Thérapeutique Parents-Bébés (UTPB) peut être proposée.

L’Unité Thérapeutique Parents-Bébés : un dispositif précieux

L’UTPB est une équipe pluridisciplinaire composée d’un pédopsychiatre, d’un psychologue et d’infirmières puéricultrices. Leur travail débute par un temps d’échange visant à repérer les difficultés rencontrées par le couple et à proposer un accompagnement ajusté.

Les modalités de prise en charge sont variées :

  • consultation ponctuelle avec un pédopsychiatre,
  • accompagnement psychologique,
  • interventions autour du lien parent-bébé,
  • parfois un travail en psychomotricité.

Les rencontres peuvent avoir lieu pendant l’hospitalisation, notamment si le bébé est en néonatologie, ou après la sortie, lorsque les difficultés apparaissent ou persistent au fil des consultations. Les rendez-vous sont proposés avec l’accord des parents, dans une démarche de co-construction et de soutien.

Il ne s’agit pas d’une hospitalisation mère-bébé, mais bien de consultations ambulatoires, possibles jusqu’aux deux ans de l’enfant. Des temps de groupe peuvent également être envisagés selon les structures.

Vulnérabilités spécifiques : deuil périnatal et antécédents obstétricaux

Certaines situations majorent particulièrement la vulnérabilité psychique autour de la naissance. Les antécédents obstétricaux en font partie :

  • fausses couches,
  • fausses couches tardives,
  • interruptions médicales de grossesse (IMG),
  • morts fœtales in utero.

Les parents endeuillés arrivent parfois dans une nouvelle grossesse ou une naissance avec une charge émotionnelle très lourde. Ces expériences passées influencent le vécu du postpartum et le lien avec le bébé. Dans ces situations, l’accompagnement psychologique et l’inscription dans un réseau de soins sont essentiels.

Déconstruire les tabous et les idées reçues autour de la maternité

Les échanges avec les mères mettent en lumière de nombreuses idées reçues encore très présentes. L’une des plus marquantes concerne la disparition symbolique de la mère une fois le bébé né. Beaucoup de femmes témoignent d’un sentiment d’invisibilité : durant la grossesse, elles se sentent entourées, considérées, puis, après la naissance, toute l’attention se porte sur le bébé.

Certaines décrivent ce basculement comme une véritable souffrance :

« On ne me demande plus comment je vais, on ne voit que le bébé. »

À cela s’ajoute parfois le syndrome du ventre vide, vécu comme un deuil du bébé porté à l’intérieur de soi, associé à un sentiment de vide physique et psychique. Cette expérience, rarement verbalisée, peut être profondément déstabilisante.

Reconnaître la souffrance maternelle, y compris dans le deuil

Dans les situations de deuil périnatal, les paroles de l’entourage peuvent être particulièrement violentes :

« Tu en referas un autre. »

Ces propos, souvent maladroits, nient la place et l’existence du bébé décédé. Or, il est fondamental que ce bébé ait une place reconnue pour la mère – et pour les parents – quelle que soit la temporalité de la perte : fausse couche précoce ou tardive, IMG, mort fœtale in utero.

Cette reconnaissance est une étape essentielle du travail de deuil. Elle permet de légitimer la souffrance, de soutenir le processus psychique et d’éviter une invisibilisation supplémentaire de l’expérience maternelle.

La fausse couche : une perte encore trop banalisée

Quelle que soit la temporalité de la grossesse, la fausse couche reste une perte profondément marquante. Trop souvent minimisée par l’entourage, elle s’accompagne pourtant d’un véritable travail de deuil. Dès les premières semaines de grossesse, le bébé est déjà projeté, investi, imaginé. À 7 ou 8 semaines, la femme se sait enceinte, se représente son avenir, sa parentalité.

La perte du bébé entraîne alors un remaniement psychique brutal, avec l’émergence de failles narcissiques importantes. De nombreuses femmes expriment un sentiment d’échec, de culpabilité, avec l’impression de ne pas avoir été capables de mener la grossesse à son terme. Ces pensées viennent impacter l’estime de soi et la représentation de leurs capacités corporelles et maternelles.

Un travail de réassurance est fondamental : il s’agit d’aider les femmes à comprendre que si le deuil de cet enfant est nécessaire, il ne s’agit pas pour autant de faire le deuil de la parentalité ou de la maternité. Cette distinction est essentielle dans l’accompagnement psychologique.

Une palette d’émotions complexes et parfois dirigées vers l’entourage

Les émotions exprimées par les mères en période de vulnérabilité sont multiples. Au-delà de la culpabilité et de la tristesse, peuvent apparaître de la colère, de la méfiance ou une perte de confiance envers le corps médical, le conjoint ou l’entourage proche.

Cette colère est souvent tournée initialement contre soi, puis projetée à l’extérieur. Les remaniements liés à l’arrivée d’un enfant redistribuent les places au sein du couple et de la famille. Le couple peut être mis à l’épreuve :

- le père peut se sentir mis à l’écart de la dyade mère-bébé,

- des tensions peuvent émerger autour des rôles parentaux,

- les relations avec les grands-parents, notamment les belles-mères, peuvent devenir conflictuelles.

Ces conflits ne sont pas rares. Ils traduisent souvent des difficultés de communication, liées aux changements de statut, aux attentes implicites et aux maladresses de chacun. Une grand-mère très présente, animée de bonnes intentions, peut être vécue comme intrusive, alors même qu’elle cherche à aider.

Quels outils pour accompagner la vulnérabilité parentale ?

Dans l’accompagnement des mères, des pères et des couples, différents outils peuvent être mobilisés. La psychologue évoque notamment des approches thérapeutiques telles que l’EMDR ou d’autres thérapies permettant de prendre du recul face à des émotions intenses, souvent majorées par la fatigue.

L’objectif n’est pas d’agir immédiatement, mais de se poser, de ralentir le rythme et de réfléchir à ce qui se joue émotionnellement. La communication est un levier central : mettre des mots sur les ressentis, exprimer les incompréhensions et déconstruire les malentendus.

L’accompagnement consiste aussi à proposer une grille de lecture des situations vécues, à aider les parents à comprendre les mécanismes émotionnels en jeu et à réintroduire la notion de temporalité. Le temps est un allié précieux : apprendre à l’apprivoiser permet souvent d’apaiser les tensions, qui, dans de nombreux cas, finissent par s’atténuer.

Un message clé à destination des professionnels de santé

Pour les professionnels de santé accompagnant des femmes en période périnatale, un message essentiel se dégage : rester vigilant et sensibilisé à la souffrance psychique. Derrière une apparente adaptation sociale, peut se cacher un chagrin profond.

Poser la question « Comment allez-vous ? » ne suffit pas toujours. Il est souvent nécessaire de pousser un peu le questionnement, avec des questions ouvertes :

- Comment vous sentez-vous ?

- Qu’est-ce qui est le plus difficile en ce moment pour vous ?

Inviter la patiente à s’interroger sur son propre état émotionnel peut permettre de lever des mécanismes de défense. Bien souvent, lorsque la souffrance est là, elle émerge rapidement dès qu’un espace sécurisé est proposé.

Comprendre les attitudes défensives comme l’expression d’un mal-être

Les attitudes de colère ou de défense, parfois dirigées vers les soignants, ne doivent pas être prises personnellement. Elles sont fréquemment l’expression d’un mal-être profond, d’une souffrance intérieure mal contenue.

Un exemple clinique illustre cette réalité : une patiente très défensive lors des soins, perçue initialement comme hostile, s’effondre lorsqu’un espace de parole lui est offert. Sa colère, dirigée contre elle-même, se projetait sur les professionnels faute d’autres moyens d’expression.

Reconnaître ces mécanismes permet aux soignants de changer de regard, d’adopter une posture plus contenante et d’éviter l’épuisement émotionnel lié à des interactions difficiles.

À travers cet échange riche et nuancé, se dessine une réalité complexe de la périnatalité, où la vulnérabilité maternelle et parentale nécessite écoute, compréhension et travail en réseau. Les mots posés ici rappellent l’importance d’un accompagnement humain, attentif et ajusté, au plus près des vécus singuliers des parents.

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